Position officielle des autorités en France sur cigarette électronique et vapotage : risques avérés, réduction des...
Cette page est une version raccourcie et simplifiée du rapport rendu par l'Anses fin 2025.
Voici un lien vers notre article plus détaillé, reprenant les différents points et méthodologie exposé dans le rapport Anses 2025 sur le vapotage.
À retenir
Introduction
La cigarette électronique occupe une place croissante dans les stratégies de lutte contre le tabagisme, tout en suscitant des interrogations persistantes sur ses effets sur la santé. En 2025, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a publié un rapport scientifique de référence consacré à l’évaluation des risques sanitaires liés au vapotage.
Nous vous proposons donc un résumé épuré de ce rapport.
Pourquoi l’ANSES a évalué la cigarette électronique
L’expertise de l’ANSES répond à une question centrale de santé publique : le vapotage présente-t-il des risques pour la santé, et comment se situe-t-il par rapport au tabac fumé ?
Données actuelles :

L’objectif de cette expertise est strictement scientifique et sanitaire, sans démarche promotionnelle.
Méthodologie scientifique retenue
Analyse par « poids des preuves »
L’ANSES a réalisé une revue systématique de la littérature scientifique internationale publiée entre 2017 et 2024. Les effets potentiels ont été classés selon leur niveau de preuve : avéré, probable, possible ou insuffisant.
- Effets cardiovasculaires
- Effets respiratoires
- Potentiel cancérogène
- Effets sur le développement prénatal
Évaluation quantitative des risques sanitaires
Une évaluation quantitative des risques a été menée à partir de l’exposition à plusieurs aldéhydes toxiques présents dans les émissions du vapotage (formaldéhyde, acroléine, acétaldéhyde).
Effets cardiovasculaires du vapotage
Les données analysées montrent des effets physiologiques possibles ou probables après l’utilisation d’une cigarette électronique, en exposition courte ou longue.
- En exposition courte

- En exposition longue :

Ces effets sont principalement attribués à la nicotine. Les données disponibles ne permettent pas de confirmer un lien causal avec des maladies cardiovasculaires chroniques.
Pas de risque cardiovasculaire chronique avéré à ce stade.
Effets respiratoires : données encore limitées
L’ANSES identifie des symptômes respiratoires possibles, tels que toux ou irritation, mais aucune preuve solide ne permet d’associer le vapotage à des pathologies respiratoires graves comme la BPCO.
- Expo courte

- Expo longue

Les limites identifiées concernent notamment la durée de suivi, la diversité des produits et les antécédents de tabagisme.
Vapotage et cancer : état des connaissances
À ce jour, aucune étude n’a démontré que la cigarette électronique provoque des cancers chez l’humain. Certaines études expérimentales montrent des altérations biologiques compatibles avec des mécanismes précoces, sans preuve de cancérogenèse avérée.
Donc possible mais pas sur !
Grossesse et exposition prénatale
Des études animales suggèrent des effets possibles sur le développement cardiovasculaire et respiratoire de la descendance après exposition in utero. Le fœtus est considéré comme une population particulièrement vulnérable.

Comparaison entre vapotage et tabac fumé
Réduction de l’exposition toxique
L’absence de combustion permet une réduction majeure de l’exposition à de nombreuses substances toxiques présentes dans la fumée du tabac. L’exposition à certains aldéhydes est réduite de 80 % à près de 100 %.

Des risques qui persistent
Le vapotage n’est pas considéré comme inoffensif : exposition à la nicotine, composés irritants et incertitudes à long terme subsistent.
Recommandations officielles de l’ANSES
- Ne pas encourager le vapotage chez les non-fumeurs
- Réserver le vapotage à une logique de réduction des risques chez les fumeurs
- Renforcer la surveillance et la normalisation des produits
- Maintenir une information publique fondée sur les données scientifiques
Conclusion
Le rapport ANSES 2025 montre que la cigarette électronique expose globalement à moins de substances toxiques que le tabac fumé, tout en rappelant qu’elle n’est pas sans risques. Les effets à long terme restent partiellement inconnus, justifiant prudence et suivi scientifique.
Source : Rapport ANSES 2025.
